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Le
rôle des médias
Les médias
français ont pour le moins semer une psychose du poulet en répandant
aux premiers abord des informations absurdes sur le mode de
transmission entre autres.
Jeudi 3 et
vendredi 4 novembre a eu lieu à Kergloff, près de Carhaix
(Finistère), un exercice grandeur nature simulant un cas de grippe
aviaire dans un élevage avicole. Cette opération, dont le scénario à
porté sur une contamination animale (sans transmission à l'homme)
était "ouverte" à la presse écrite et audiovisuelle.
Les
impacts sur la filière de la volaille
La France est
le premier producteur de volailles au sein de l'Union européenne,
avec près de 2 millions de tonnes en 2004, et le quatrième
exportateur mondial de volailles derrière les Etats-Unis, la Chine
et le Brésil, selon l'Association de promotion de la volaille
française (APVF) et la Fédération des industries avicoles.
La propagation
du virus de la grippe aviaire sur le plan international a un
impact sur
la
consommation
de volaille en France. Le secteur de la grande
distribution fait état d'une accélération de la baisse des ventes,
qui cette semaine atteint en moyenne
20 %.
La situation varie selon les enseignes, les formats de magasin et
les produits concernés. Pour certains groupes la baisse dépasse les
25 %. Par ailleurs,
les
hypermarchés semblent plus touchés
que
les magasins de proximité. Leur clientèle est peut
être plus familiale, les parents ont tendance à être beaucoup plus
préoccupé sur ce qu'ils donnent à manger à leurs enfants. La baisse
sur les poulets entiers ou à la découpe atteint plus de 30 % dans
certains magasins.
En revanche,
les
produits élaborés (cordons bleus, les croquettes ou
les plats cuisinés)
semblent
plus épargnés.
A Rungis, le
plus important marché de gros d'Europe, avec 82 000 tonnes de
volailles par an, la tendance est à une
baisse de 20
%, soit deux fois plus que sur la première quinzaine d'octobre.
La crise
intervient dans un contexte de consommation alimentaire déjà morose.
Avant la crise, la demande sur les volailles stagnait. Néanmoins il
s'agit de la viande la plus consommée par les Français. Pour tenter
d'inverser la tendance, le gouvernement a chargé le
Centre d'information des viandes
(CIV) d'informer les consommateurs afin qu’ils évitent la confusion
entre le risque de pandémie pour les animaux et le risque
alimentaire, inexistant, pour les humains. |