ACCUEIL
FORUM
.......................................

QU'EST CE QUE LA GRIPPE AVIAIRE?
    Ethiologie
    Épidémiologie
    Diagnostique
    Préventions et traitements

.......................................

HISTORIQUE ET CORRELATIONS
    Les Différents Types Connus

    La Grippe Asiatique
    La Grippe Espagnole
  

.......................................

LES RISQUES POUR LA FRANCE ET LE MONDE
    Le risque biologique
    Les risques sociaux économiques

 
PREVENTIONS ET TRAITEMENTS

 

      Les mesures de prévention
      Les traitements contre la grippe aviaire

     Les mesures de prévention

Préventivement, les personnes ayant des contacts intensifs avec des volailles contaminées doivent respecter de strictes règles d'hygiène : éviter le contact direct, porter des vêtements protecteurs, y compris des masques et lunettes, et se laver les mains. Les médicaments antiviraux offrent un double avantage : ils préviennent des symptômes engendrés par le virus et évitent le risque de transmission interhumaine.

La vaccination contre la grippe humaine est également recommandée.


Les mesures mises en œuvre dans les pays touchés par le virus :

Lorsqu’un foyer animal est identifié, les mesures consistent en une mise en quarantaine puis l’abattage des animaux infectés ainsi que celui des animaux potentiellement exposés. Des procédures de décontamination du matériel utilisé doivent alors être appliquées afin d’éviter une contamination entres fermes.

En juillet 2005, une conférence internationale, sous l’égide de l’OMS, de l’OIE et de la FAO, a statué sur les mesures nécessaires pour prévenir la transmission du virus. Elle a notamment insisté sur la nécessité d’élever les différentes espèces animales séparément, en évitant tout contact entre les volailles et les porcs, et d’encourager les éleveurs à signaler les cas suspects de grippe aux autorités.

En dehors des recommandations destinées à l’élevage, des mesures de précaution individuelles sont recommandées pour les personnes exposées à des volailles infectées. De même, pour les voyageurs se rendant dans des zones où il existe des foyers animaux, il convient de respecter certaines précautions.

 

En France


Le plan gouvernemental de lutte élaboré par la Direction générale de la santé distingue différentes phases pour une mise en œuvre graduée des mesures de lutte.
          
- La première mesure de lutte consiste à supprimer tous les réservoirs aviaires susceptibles de contribuer à la propagation de l’épidémie, ce qui explique les destructions massives de poulets et autres volailles qui sont effectuées dans les zones touchées. Le premier élevage industriel touché serait donc dépeuplé et un vide sanitaire serait organisé. Il en serait de même pour les autres élevages de volailles dans un rayon fixé par les autorités vétérinaires.

- Si le risque de pandémie se précisait, par un cas humain liée à une épizootie : un suivi épidémiologique coordonné par l’InVS, la prise en charge du patient à domicile et une sensibilisation des professionnels de santé seraient mis en œuvre.

- Dans le cas ou au moins deux cas d’infection humaine dus à un nouveau sous-type de virus grippal, sans transmission interhumaine : la France renforcerait les réseaux de surveillance (GROG et réseau « Sentinelle »), les mesures de prise en charge du patient infecté prévoit un traitement curatif précoce par anti-neuraminidases ou, si son état de santé le nécessite, une hospitalisation. En plus des mesures d’information du public et des professionnels de la santé, une plate forme téléphonique est activée par le ministère de la santé. L’Etat s’engage pour un approvisionnement optimal en produits de santé et en équipements de protection et de constituer un stock de sécurité  (notamment les anti-viraux qui seraient actifs sur le virus grippal en cause). Un protocole décrivant les modalités de prise en charge d’une personne suspecte à partir de l’appel au centre 15, les modalités d’appel à médecin libéral, de son équipement, ainsi que le circuit d’acheminement du prélèvement est annexé.

- Dans le cas le plus critique, c'est-à-dire la confirmation d’une transmission interhumaine : l’objectif consiste à détecter le plus précocement possible de nouveaux cas d’infection, de ralentir la transmission et contenir la progression du virus. Pour cela, toutes les mesures précédemment évoquées s’appliquent et s’y ajoutent les mesures suivantes. La première est le déclenchement d’une enquête épidémiologique confiée à l’InVS, afin d’identifier la chaîne de transmission et de prendre les mesures de contrôle les plus adaptées (mesures de prophylaxie et d’isolement). La deuxième concerne la prise en charge médicale de chaque cas organisée par le centre 15. La personne est isolée à son domicile et le suivi est assuré par le médecin généraliste ou un médecin du GROG, qui muni de toutes les protections nécessaires, effectue des prélèvements. Si une hospitalisation est nécessaire, un transport sécurisé conduit le patient au CHU ou hôpital référant. Le patient doit alors porter un masque en présence d’un tiers et bénéficie d’un traitement curatif précoce. Des mesures d’isolement à domicile sont prises pour les personnes rentrées en contact avec le patient infecté.

     Les traitements contre la grippe aviaire


- un vaccin et des médicaments pour prévenir la maladie

L'OMS avait mis au point un vaccin possible contre la grippe aviaire sur la base d'échantillons de virus obtenus pendant les flambées de 1997 et 2003 à Hong Kong. Mais avant que le vaccin ne soit prêt à être expédié, le virus avait muté sous une forme différente au Vietnam, rendant le vaccin inutile.

Chaque année, l’industrie pharmaceutique produit des vaccins dirigés contre les souches de virus grippaux humains les plus récents. La composition de ces vaccins est décidée par l’OMS au mois de février, afin que les vaccins soient disponibles en octobre, avant le début de la nouvelle saison grippale. Les personnes en contact régulier au niveau d’élevages de volailles ont été vaccinées contre la grippe humaine afin d’éviter une éventuelle recombinaison des deux virus.

Le développement d’un vaccin « anti-pandémique » à l’initiative de l’OMS a soulevé de nombreux problèmes dont le plus important est un problème de sécurité, car on ne manipule pas un virus aussi dangereux que le virus H5N1 à l’échelle industrielle. La biologie moléculaire a permis de contourner ce deuxième obstacle. Le vaccin candidat en cours de développement est issu d’une souche isolée au Vietnam en 2004. La surveillance épidémiologique orchestrée par l’OMS permet de vérifier que l’évolution des souches les plus récentes de virus H5N1 ne remet pas en cause l’efficacité du vaccin comme cela a été le cas en 2004, ce qui a signé l’arrêt du développement du vaccin fabriqué à partir d’une souche de 2003, et la reprise du programme vaccinal à partir d’une souche isolée en 2004. En tout état de cause il faut entre 6 et 8 mois pour développer un vaccin, d’où l’importance des traitements antiviraux pour combattre la pandémie dans un premier temps. Un de ces traitements est le médicament Tamiflu produit par les laboratoires Roche. Au 6 janvier 2006, l’EMEA vient de recevoir la demande d’autorisation pour un vaccin contre la grippe aviaire. La demande provient de Glaxo Smith Kline Biologicals. La Tribune et le Wall Street Journal Europe notent que « c’est la première fois qu’un vaccin contre la grippe aviaire fait l’objet d’une demande d’autorisation auprès des autorités sanitaires européennes depuis que celles-ci ont modifié leurs procédures pour faire face à une éventuelle pandémie ». GSK prend ainsi une longueur d’avance et La Tribune rappelle que « Sanofi-Aventis travaille également à la mise au point d’un vaccin contre la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire ».

Comment fonctionnera le vaccin ? La vaccination consiste à introduire dans l’organisme un agent (virus, bactérie ou molécule) qui va sensibiliser le système immunitaire, sans être pathogène. Le sujet vacciné spécialise certaines de ces cellules et fabrique des anticorps contre ces molécules étrangères. Lors d’une infection ultérieure par le même agent, l’organisme sera capable de combattre l’infection.

Le gouvernement français à d’ores et déjà réservé à Aventis-Pasteur 20 millions de ce vaccin, par anticipation. Néanmoins il sera nécessaire, dès le début de la pandémie de vérifier que le vaccin en cours de développement est efficace contre la souche de virus pandémique.

- les mesures d’hygiène

Le virus de la grippe aviaire se propage avec des oiseaux infectés. L'une des principales mesures de sécurité pour endiguer la maladie consiste donc à observer de bonnes pratiques d'hygiène.

Dès lors que la présence du virus de la grippe aviaire a été signalée dans un pays, toutes les personnes travaillant dans le secteur avicole doivent prendre des mesures d'hygiène supplémentaires afin d'éviter de véhiculer le virus et l'empêcher de se propager s'il s'est déjà installé dans un élevage, dans un village ou dans une région. Ces mesures consistent en un abattage systématique des volailles infectées ou ayant été en contact avec celles-ci.

Ces mesures sont cependant difficilement appliquées en Asie et en Turquie où l’élevage de volaille représente le seul revenu de nombreux paysans. Certains vont même à cacher leurs poulets mal en point pour pouvoir les vendre avant que les services vétérinaires ne viennent les retirer.


 

 

 .......................................
 Ajouter aux favoris
 Nous Écrire

 .......................................
LIENS UTILES
 
Organisation Mondiale de la santé
O.I.E.
Ministère de la santé
Afssa
Institut de Veille Sanitaire
Grog
Institut Pasteur
F.A.O.








 .......................................

Nombre de visiteurs :


 .......................................