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DIAGNOSTIQUE

 

      Diagnostic clinique
      Lésions
      Diagnostic différentiel
      Diagnostic biologique

 

La période d'incubation est comprise entre 3 et 5 jours.

    Diagnostic clinique

Dépression sévère, diminution de l'appétit

Réduction considérable de la production d'oeufs

Oedème céphalique avec tuméfaction et cyanose de la crête et de la caroncule

Pétéchies sur les muqueuses internes

Mort subite (la mortalité peut atteindre 100 %)

Isolement du virus indispensable pour confirmer le diagnostic

     Lésions
 

Poulets

Les lésions peuvent être absentes en cas de mort subite

Congestion sévère de l'appareil musculaire

Déshydratation

Oedème sous-cutané de la tête et du cou

Écoulement par le nez et le bec

Congestion sévère de la conjonctive, s'accompagnant parfois de pétéchies

Exsudats muqueux importants dans la lumière trachéale ou trachéite hémorragique sévère

Pétéchies à la face interne du sternum, sur les séreuses et les tissus adipeux de l'abdomen, sur les surfaces séreuses et dans la cavité splanchnique

Congestion rénale sévère, parfois accompagnée de dépôts d'urates dans les tubules

Hémorragies et dégénérescence des ovaires

Hémorragies de la surface muqueuse de l'estomac glandulaire, notamment à la jonction avec le gésier

Hémorragies et érosions de la muqueuse du gésier

Foyers hémorragiques sur les tissus lymphoïdes de la muqueuse intestinale

Les lésions observées chez les dindons sont similaires à celles des poulets mais ne sont pas toujours aussi marquées. Les canards infectés par des souches hautement pathogènes et excrétant des virus ne présentent parfois aucun signe clinique ni aucune lésion. Porte d'entrée rhinopharyngée, multiplication dans les cellules ciliées et les cellules à mucus de l'épithélium des voies respiratoires.

Hommes

Porte d'entrée rhinopharyngée, multiplication dans les cellules ciliées et les cellules à mucus de l'épithélium des voies respiratoires.

Note : symptômes grippaux : hyperthermie, tachycardie, frissons, asthénie, arthralgies, myalgies, céphalées, signes d'irritation (avec ou sans catarrhe) conjonctivo-laryngo-trachéale.

La grippe peut être abortive chez la femme enceinte.

      Diagnostic différentiel

Forme aiguë du choléra aviaire

Maladie de Newcastle à souches vélogènes

Maladies respiratoires, notamment laryngotrachéites infectieuses

       Diagnostic biologique

Bien que les signes cliniques et les lésions observées puissent suggérer une infection à virus influenza, le diagnostic doit toujours être confirmé par l'isolement et la caractérisation du virus. Tous les virus influenza hémagglutinent les globules rouges de volaille et la plupart se multiplient facilement dans la cavité allantoïde d'oeufs embryonnés.

Isolement viral

Les virus influenza sont isolés par inoculation, dans la cavité allantoïde d'oeufs EOPS embryonnés âgés de 9 à 11 jours, de différents prélèvements tels que fèces (contenu intestinal), trachée, poumons, sacs aériens, rate, cerveau, foie, coeur et sang prélevés chez les volailles mortes. Chez les volailles vivantes, des écouvillonnages de cloaque et de trachée peuvent être analysés.

Les oeufs inoculés sont incubés pendant 7 jours maximum puis tués. Le liquide allantoïde des oeufs morts ou tués est ensuite testé en présence de globules rouges à 1 % afin de rechercher la présence d'hémagglutinine. En cas de réaction positive, il est nécessaire d'identifier l'agent hémagglutinant car l'hémagglutination peut résulter de la présence de bactéries ou d'autres virus (Orthomyxovirus et Paramyxovirus).

Typage des virus isolés

Le typage précis des virus isolés requiert l'utilisation d'antisérums spécifiques des différents sous-types H et N dans des tests d'inhibition de l'hémagglutination et de double diffusion en milieu gélosé. L'utilisation d'antisérums H5 ou H7 dans des tests d'inhibition de l'hémagglutination permet une identification rapide des sous-types potentiellement pathogènes. 

Evaluation du pouvoir pathogène des virus isolés.

Le pouvoir pathogène de tout virus influenza isolé doit nécessairement être évalué soit par des tests "in vivo" soit par des tests "in vitro".


1) Tests in vivo: L'index de pathogénicité par voie intraveineuse (IPIV) est utilisé par de nombreux auteurs pour mesurer la pathogénicité des virus influenza. Tout virus dont l'IPIV est égal ou supérieur à 1.25 est considéré comme très pathogène.
2) Test in vitro: La pathogénicité des virus influenza est directement corrélée au clivage de leur glycoprotéine HA par des protéases cellulaires. L'hémagglutinine des souches pathogènes est clivée par une protéase présente dans tous les types cellulaires alors que celle des souches non pathogènes ne l'est qu'en présence de trypsine dans les cellules épithéliales. Un test de formation de plages de lyse en présence et en absence de trypsine permet un typage rapide des souches sur culture de fibroblastes d'embryon de poulet.

RT-PCR

La présence de virus influenza peut être confirmée par transcription inverse suivie d'amplification par la technique PCR (RT-PCR) en utilisant des amorces spécifiques de la région conservée du gène de la nucléoprotéine. La même technique permet l'identification de virus de types H5 ou H7 si l'on utilise des amorces spécifiques des régions conservées des gènes H5 et H7.


La RT-PCR pratiquée directement sur les organes suspects est un test diagnostic rapide (quelques heures) qui peut renforcer une suspicion (signes cliniques, mortalités) mais doit être confirmé par l'isolement viral, seul test reconnu par l'UE. Le virus doit ensuite être typé comme H5 ou 7 et sa virulence déterminée (soit par inoculation à des poulets SPF (IPIV), soit par séquençage du site de clivage de la protéine H (résidus basiques).

Le séquençage du site de clivage de l'hémagglutinine virale est une alternative d'avenir car il permet de déterminer rapidement la pathogénicité des virus isolés et évite l'utilisation d'animaux pour l'inoculation.


Diagnostic sérologique

Différents tests sérologiques (double diffusion en milieu gélosé et Elisa destinés à mettre en évidence la présence d'anticorps dirigés contre la ribonucléoprotéine virale) sont utilisés principalement dans le but de procéder à des enquêtes épizootiologiques ou pour garantir les échanges commerciaux internationaux de volailles ou de leurs produits. Des tests d'inhibition de l'hémagglutination peuvent également être appliqués pour rechercher la présence d'anticorps des sous-types H5 et H7.

 
 

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